Mikuni
Tokyo
Kiyomi MIKUNI

Le parcours du chef Mikuni témoigne de façon remarquable de son dévouement et de sa passion pour l’art de la cuisine française. Né à Mashike-cho, à Hokkaido, il se rêve chef dès l’âge tendre de 15 ans. Ses années de formation sont marquées par des passages dans des maisons prestigieuses comme le Sapporo Grand Hotel et l’Imperial Hotel. C’est là qu’il affûte son savoir-faire, posant les jalons d’une carrière remarquable. En 1974, un tournant décisif le conduit au poste de chef de cuisine de l’ambassade du Japon en Suisse. Le chef Mikuni y a l’occasion de travailler sous la houlette du célèbre Fredy Girardet, plus tard sacré « cuisinier du siècle » par le guide Gault-Millau. Son odyssée culinaire ne s’arrête pas là. Le chef Mikuni poursuit son perfectionnement dans les cuisines de quelques-unes des plus illustres tables trois étoiles au monde, dont Troisgros, L’Auberge de L’Ill, L’Oasis et Alain Chapel. En 1985, le chef Mikuni réalise son rêve en ouvrant l’Hôtel de Mikuni, à Yotsuya, à Tokyo. L’établissement deviendra un phare de l’excellence culinaire française au Japon et la vitrine de sa parfaite maîtrise du métier. Mais l’influence du chef Mikuni dépasse les murs de son restaurant. En 1999, il fonde le Syndicat de la haute cuisine française au Japon, une organisation vouée à la formation des chefs et à l’éveil au goût des enfants. Cet engagement à former la relève et à cultiver l’amour des saveurs raffinées témoigne de sa profonde passion pour la cuisine comme pour la transmission. Son rayonnement atteint un sommet en 2011, lorsqu’il est choisi pour représenter le Japon parmi les Grands Chefs du mythique « Banquet du siècle », organisé au château de Versailles. L’événement célébrait l’inscription du repas gastronomique des Français au patrimoine culturel immatériel de l’UNESCO. Ses contributions ne passent pas inaperçues : en 2013, il reçoit un doctorat honoris causa de l’université François-Rabelais, en reconnaissance de son influence considérable sur la culture gastronomique française. Deux ans plus tard, le gouvernement français lui remet les insignes de chevalier de l’ordre national de la Légion d’honneur, faisant de lui le premier chef japonais à recevoir cette prestigieuse distinction.









