Nippon Steel Corporation

La gastronomie, que l’on attribue souvent au seul talent culinaire des chefs, s’étend bien au-delà de la cuisine. C’est un vaste écosystème, où s’entrelacent fournisseurs spécialisés, pêcheurs assidus et agriculteurs dévoués, tous profondément ancrés dans les richesses que la nature leur offre. Fait remarquable, cette trame complexe n’est pas seulement le reflet de la beauté spontanée de la nature : elle témoigne aussi des efforts déployés pour la restaurer et la préserver. Consciente de l’urgence à répondre à une préoccupation environnementale d’ampleur nationale, la « dénudation des côtes rocheuses », Nippon Steel s’est donné pour mission de favoriser la « création de forêts marines ». Au cœur de cette démarche environnementale se trouve une compréhension profonde de l’interdépendance entre nos actions et leurs conséquences sur le monde naturel. L’un des facteurs de cet inquiétant phénomène de dénudation des côtes rocheuses est la raréfaction du fer, élément vital pour la croissance du varech et des algues. Cette pénurie résulte d’une déforestation massive et des aménagements en amont, qui ont perturbé l’acheminement du fer par les rivières. Pour s’attaquer à ce problème pressant, Nippon Steel a mis au point une unité d’apport en fer innovante, contenant des substances humiques issues des laitiers sidérurgiques, associées à des déchets de bois. Ce travail pionnier, lancé en 2004, a abouti à la création de ce que l’on appelle à juste titre un « herbier d’algues » ou une « forêt marine ». Pour renforcer encore son engagement en faveur de la recherche scientifique, Nippon Steel a créé un « laboratoire de la mer », simulateur d’environnement marin installé au sein de sa direction du développement technique, à Futtsu, dans la préfecture de Chiba. Des travaux de recherche rigoureux y sont menés afin d’évaluer l’intérêt et l’innocuité des laitiers sidérurgiques comme socle pour la création de forêts marines. Au cœur de ces initiatives écologiques figurent des unités d’apport en fer qui associent les laitiers sidérurgiques à de la terre et à de l’humus issu de la fermentation de copeaux de bois. Soigneusement déposées sur les fonds marins, ces unités servent de source artificielle de fer et nourrissent ainsi l’écosystème marin. Fait remarquable, les résultats sont tangibles et encourageants. Six mois à peine après l’installation de ces unités d’apport en fer, un herbier de varech luxuriant s’est développé jusqu’à quelque 30 mètres de leur point d’implantation. L’effet positif s’est maintenu, comme l’ont confirmé les suivis réalisés au bout de deux et de trois ans, sur des sites tels que Mashike, à Hokkaido, Shima, dans la préfecture de Mie, Tanabe, dans la préfecture de Wakayama, et Himejima, dans la préfecture d’Oita.

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